mercredi 16 février 2011

Yelle, la pop ambitieuse

En 2011, Yelle revient dans les bacs avec Safari Disco Club, digne successeur de son premier album Pop Up, qui avait rencontré un vif succès en France mais également aux Etats-Unis. Désormais en trio avec Grand Marnier et Tepr. Frais, rieurs et passionnés : comme son nouvel opus !

Vous semblez avoir réussi à relever le défi d’une pop qui reste sérieuse…

Il y a c’est vrai plus de maturité cette fois-ci, parce qu’on a pris de l’âge. Mais ce n’est pas quelque chose de calculé, on utilise naturellement cette espèce d’ironie qu’on retrouve dans nos chansons. Nous ne sommes pas du tout attachés à une coutume de la chanson française, nous ne sommes pas des auteurs dans l’âme. Nos références sont purement liées à ce qu’une chanson dégage, sous l’influence musicale anglophone de ce qu’on écoute le plus souvent. S’exprimer en français en revanche est naturel pour nous car c’est notre langue maternelle, mais on ne peut pas pour autant s’identifier à une scène française. On garde quand même une façon de faire qu’il y avait dans les années 80 avec cette apparente naïveté, où en même temps tu trouves des choses très profondes.

Cela explique sans doute aussi votre succès à l’étranger, puisque vous êtes un des rares groupes français à être connus en Amérique du Nord, tout en chantant dans votre langue maternelle.
Je pense que c’est l’énergie qu’on dégage qui leur plaît, ainsi que notre originalité. On est arrivé à un moment où ce qu’on faisait n’existait pas vraiment et ça a payé. Il n’y avait pas de recette et les Américains ont adhéré à un artiste et une musique spontanés et sincères. Je pense que ça a été le moteur de l’adhésion, qu’ils apprécient ce qu’on dégage sur scène. Et puis le bouche à oreille a très bien fonctionné. suite de l'interview sur musiquevous

Membres

LinkWithin

Related Posts with Thumbnails