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dimanche 1 janvier 2012

114° France Gall - Ré entrée 2012



D'abord jeune chanteuse ingénue dans les années 60 sous l'aile de Gainsbourg (encore lui…), elle lie son existence artistique et personnelle à Michel Berger, brillant auteur-compositeur. Grâce à lui, France Gall connaît une carrière pleine de succès. Elle vit dorénavant en dehors du show-biz et ne souhaite pour le moment reprendre ses activités professionnelles et artistiques. Le 11 octobre 99, elle assiste quand même au mariage de Michel Sardou. A cette occasion, elle revoit ses amis dont Johnny Hallyday. Le 15 août 2000, elle lui fait une surprise en venant chanter avec lui sur la scène de l'Olympia et reprend "Quelque chose de Tennessee" avec lui.
Pour trouver la paix, France Gall se retire souvent dans la maison qu'elle a achetée au Sénégal.
En décembre 2001, la maison de disques Polydor met en vente sur le marché un coffret réunissant les enregistrements Philips des années 60, soit 74 chansons avec un documentaire très suivi à la télévision signé Didier Varrod.


Classement 2012 - 114° / Classement 2009 - 17°



lundi 2 août 2010

Chanteurs en fin de droits

Fini les royalties perçues sur les tubes enregistrés il y a cinquante ans ! Les premiers succès de Johnny Hallyday, de Charles Aznavour ou d'Hugues Aufray vont tomber dans le domaine public. En Europe, la question suscite une belle cacophonie.

"Souvenirs, souvenirs, il nous reste nos chansons." Aujourd'hui, le tube de Johnny Hallyday n'a jamais sonné aussi faux ! Dès la fin de l'année, notre rockeur national ne pourra plus compter sur les droits d'interprète de ce titre, l'un des tout premiers enregistrés au début de sa carrière, en 1960. Sa rengaine va tomber dans le domaine public. En guise de consolation, Johnny peut se dire qu'il n'est pas un chanteur abandonné. D'autres vedettes qui touchaient jusqu'ici des royalties depuis cinquante ans, comme Charles Aznavour ou Nana Mouskouri, vont également devoir faire une croix sur une part de leurs revenus. Cette année, la période yé-yé, celle des débuts du vinyle, va peu à peu basculer dans la gratuité. En 2012, ce sera le tour de Richard Anthony (J'entends siffler le train) ou d'Hugues Aufray (Santiano).

Des artistes de toute l'Europe ont bien tenté de changer le cours des choses. Plus de 38 000 d'entre eux ont envoyé une pétition à Bruxelles. Leur lobbying a porté ses fruits et a permis d'étendre la durée des droits de cinquante à soixante-dix ans. Sur le papier, car la directive votée en 2009 est, depuis, restée lettre morte. Son adoption définitive se heurte aux refus du Luxembourg, de la Suède ou encore de la Roumanie. "Plusieurs pays considèrent que cette extension bénéficie surtout aux maisons de disques et aux vedettes déjà millionnaires plutôt qu'aux petits chanteurs dont la plupart ont cédé leurs droits", souligne un observateur européen.

Face à cette cacophonie, la présidence espagnole a tenté de trouver un terrain d'entente en avril. En vain. La Belgique, qui vient de prendre la présidence européenne, sera suivie par la Hongrie au premier semestre 2011, et toutes deux sont défavorables à tout changement. Or plus le temps passe, plus le nombre d'interprètes concernés augmente. "En tombant dans le domaine public, les artistes meurent une deuxième fois, explique, un brin lyrique, Pascal Nègre, président d'Universal Music France. Non seulement ils perdent leurs droits, mais les maisons de disques sont réticentes à faire des efforts de marketing pour mettre en avant de vieux titres remixés. Il n'y a plus de travail de mémoire."

Les majors rééditent de temps à autre leur fonds de catalogue pour en tirer de substantiels bénéfices. Une manne bienvenue en période de crise du disque, réinvestie en partie dans la découverte de nouveaux talents. Les chanteurs les plus populaires, eux, peuvent toucher entre 1 et 1,50 euro sur chaque album vendu dans le commerce, alors que les moins connus n'ont pas cette chance. Les deux majors les plus exposées, Universal Music (groupe Vivendi) et la britannique EMI, ont bien compris les enjeux. Quand le premier doit renoncer aux tubes de jeunesse de Johnny Hallyday, le second a déjà dû tirer un trait sur Tino Rossi, Maria Callas et Gilbert Bécaud. Et de gros vendeurs de disques comme les Rolling Stones, les Beatles ou Claude François vont être concernés d'ici peu. Conséquence : les majors se pressent pour ressortir leurs albums remastérisés. source: l'express

lundi 22 mars 2010

Nicoletta au Palais des congrès le 5 juin - Perros-Guirec


La chanteuse à la voix bluesy surnommée dans les années 60 « l'idole des idoles »fera étape dans la cité des Hortensias pour un concert exceptionnel.


Après Michel Delpech l'an passé (qui avait affiché complet), c'est une autre star de la chanson française qui fera étape à Perros-Guirec, à l'initiative du Casino Barrière. « L'atout premier de Nicoletta est sa voix, profonde, bluesy, puissante, énorme, qui se joue des octaves et des oreilles blasées. »

En 1966, sur son premier 45 tours, elle reprend L'homme à la moto. Un an plus tard, sa carrière démarre de façon fulgurante avec des titres tels que La Musique, Angelica, Pour oublier qu'on s'est aimé ou encore Il est mort le soleil. Toujours en 1967, elle crée Les orgues d'antan, version française de Whiter Shade Of Pale.

Nicoletta assoit sa notoriété tant en France qu'à l'étranger. Surnommée par la presse « l'Idole des idoles », elle part en tournée avec Johnny Hallyday. En 1969, on la retrouve sur la bande-son du film Jeff, mais aussi Quand on a que l'amour, Où es-tu passé mon Saint-Germain-des-Prés et Ma vie c'est un manège.

Des records de vente

1970 est l'année des voyages : elle présente la France au gala de Midem avec trois chansons puis participe au Festival de la chanson de San Remo et donne une série de récitals au Canada et en Amérique du Sud, tout en tournant son premier grand rôle au cinéma dans Un aller simple de José Giovanni.

En 1971 elle enregistre l'album culte Visage qui comporte entre autres Dieu est nègre, La promeneuse, La solitude, ça n'existe pas et Mamy Blue qui pulvérise les records des ventes. Autres gros succès Les volets clos, Fio Maravilla, une chanson rapportée du Brésil. En 1974 elle enregistre son premier gospel. Et elle va enflammer l'Olympia, un an plus tard, en 1975.

Nicoletta crée la surprise en 1983. Elle interprète avec Bernard Lavilliers un duo sur le titre Idées noires. L'un de ses plus grands titres La Musique inspire et marque l'émission La Star académy. En 2007-2008, Nicoletta fête ses quarante ans de carrière à travers plusieurs salles et concerts.


Samedi 5 juin, à 20 h 30 au Palais des congrès.

mercredi 2 janvier 2008

100ème: Catherine Lara


Catherine Lara étudie le violon dès l'âge de cinq ans. Elle rend plusieurs fois hommage à son instrument de prédilection dans ses chansons. Elle obtient le 1er prix du conservatoire de Versailles en 1958, puis le 2e prix de violon au conservatoire national de Paris en 1965. Le 1er prix de musique de chambre lui est décerné au conservatoire national de Paris en 1966.

En sortant du Conservatoire de Paris, elle crée un orchestre de chambre, Les Musiciens de Paris, dont elle est le premier violon. Elle crée ensuite le Quatuor Lara qui accompagne des chanteurs sur scène comme Claude Nougaro ou Nana Mouskouri. Elle a aussi joué sur des titres de Françoise Hardy. Elle écrit deux chansons pour Barbara (dans l'album Amours incestueuses, 1972).

Denise Glaser la découvre et la soutient, l'invitant dans son émission dès 1972, pour la sortie de son premier album, Ad Libitum, sur des textes de Daniel Boublil. Elle compose la musique de Docteur Françoise Gailland en 1975. En 1977, William Sheller lui rend hommage avec une chanson dans son album Symphoman. A partir de l'album Coup d'feel en 1979, sa musique s'affirme délibérément rock Elle apparaît cheveux courts et torse nu sur la pochette de Geronimo en 1980, puis en cuir pour La Rockeuse de diamant, imposant un look audacieux et libéré.

À partir de 1981, elle enregistre sous le label Tréma. L'album Johan, sur des paroles de Pierre Grosz, est son premier disque d'or. Elle compose la musique des films Les hommes préfèrent les grosses et La Triche. En 1982, elle compose la musique du spectacle Revue et corrigée, qui est un échec. Mais en 1983, la chanson La Rockeuse de diamant, écrite par Élisabeth Anaïs et composé avec le guitariste Claude Engel, est un succès ainsi que l'album du même nom comportant également "Famélique" ou encore "Autonome" (voir ci-dessous).
Dans la chanson "Autonome", Catherine Lara affiche ouvertement ses préférences sexuelles, ce qui est plutôt courageux pour l'époque (1983) : « … Longtemps j'ai pensé ce que pensaient les autres, Longtemps j'ai vécu comme si j'étais une autre (…), Longtemps j'ai connu des amours parallèles (…) Jusqu'au jour, où Autonome, Autonome, Libre d'aimer une femme ou un homme … » (paroles de la chanson Autonome de Catherine Lara). Féministe convaincue, Catherine Lara est une des premières stars à avoir fait son coming out. Au delà de la chanson Autonome, Catherine Lara s'affirme en 1986, lors de l’émission Mon Zénith à Moi. Interrogée par l'animateur Michel Denisot : « Qu'est-ce que vous regardez en premier chez un homme ? », Catherine Lara répond « Sa femme ».

Elle donne deux concerts à l'Olympia en 1983. L'album Flamenrock sort en 1984, il est écrit et composé en compagnie de la même équipe que l'album précédent. Puis elle fait le Zénith en 1985.

En 1986 sort son album Nuit magique, écrit par Luc Plamondon. La chanson titre est un grand tube, Catherine Lara est sacrée meilleure interprète féminine aux Victoires de la musique et le clip reçoit une Caméra d'or au Festival de Cannes. L'album est écrit par Luc Plamondon et entièrement composé et arrangé en compagnie d'un jeune pianiste suisse venant du Chili : Sebastián Santa María . Elle le retrouve ensuite pour ses deux albums suivants : Encore une fois en 1987 et Rocktambule en 1988, dans lequel Bernard Lavilliers, travaillant également avec le jeune musicien est invité sur un duo. Les années 1980 de la chanteuse s'achèvent par un Olympia en 1988, retracé dans un album live, Lara live, sorti depuis également en dvd. En 1987, elle publie une autobiographie, L'Aventurière de l'archet perdu (éditions Carrère-Lafon).

1990 à aujourd'hui : une carrière plus discrète
En 1990, Catherine Lara est faite Chevalier des arts et des lettres.

Un projet ambitieux d'opéra rock romantique aboutit en 1991 avec la sortie de l'album Sand et les Romantiques, sur les textes de Luc Plamondon et la musique d'Eddie Rosemond et Catherine Lara. Elle y tient le rôle de George Sand, entourée de Claude Lauzzana (Alfred de Musset), Véronique Sanson (Marie Dorval), Richard Cocciante (Frédéric Chopin), Daniel Lavoie (Eugène Delacroix) et Maurane (la muse de la musique), et le spectacle est mis en scène par Alfredo Arias au Théâtre du Châtelet en 1992.

Elle soutient les Restos du cœur, Sidaction et Sol en si. Elle est en outre l'une des rares artistes françaises à s'exprimer publiquement sur son homosexualité. À partir de Maldonne (1993), Jean-Jacques Thibaud écrit les paroles de ses chansons. Elle crée aussi en 1996 le générique de Terre indigo. Avec Roger Louret pour les textes, elle arrange l'opéra de Georges Bizet L'Arlésienne, joué aux Folies Bergères en 1997. En 2000 sort son album Aral, réalisé avec les musiciens du groupe Deep Forest. Elle coécrit la chanson officielle pour l'équipe de France de football, interprétée par Johnny Hallyday en 2002.

En 2007, Catherine Lara se produit dans plusieurs villes de France pour présenter en concert son dernier album studio sorti en 2005, Passe-moi l'ciel, ainsi que l'album-film à paraître, Behind the wall.

Catherine Lara a été faite chevalier (1992), puis officier (2004) de l'ordre de la Légion d'honneur, elle est chevalier de l'Ordre des Arts et des Lettres.

Membres

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