Epaulée par Lionel Gaillardin (Kerenn Ann, Benjamin Biolay), Lisa Portelli nous offre un album précis, intense, homogène où - rare par les temps qui courent - l’ennui n’a aucune place. On comprend mieux alors pourquoi elle cite Dominique A comme phare musical et qu’on la compare parfois à Rodolphe Burger ou PJ Harvey, en effet elle a de ces aînés là, l’inventivité et l’exigence. Le Régal est lumineux, fluide à l’image de celle qui le fait vivre.Douze titres félins qui jouent à cache cache entre eux, qui se répondent et jamais ne se répètent musicalement. Sa voix s’adapte à ses variantes volontaires et épouse le morceau, s’imbrique dedans pour ne faire qu’un(e). Sur scène, le mot ici prend tout son sens : Lisa s’éclate. Capable parfois de survoler la foule, elle vit pleinement ses chansons, sans comédie, avec pudeur et les rend élastiques, provoque et sourit sans jamais être vulgaire et si on la voit femme enfant, c’est notre problème plus le sien. Source: musique evous